Lorsque l’on regarde de près les lames de fonds qui se développent le plus aujourd’hui dans le domaine de la finance, des entreprises et même….de la cosmétique, on s’aperçoit que les notions de transparence, de bonnes conduites, de qualité et d’authenticité sont les plus remarquables.
A l’heure où le tout bio prend une part majeure dans nos vies quotidiennes, nous revenons à des valeurs fondamentales qui mettent en avant l’authenticité des choses.
Nous pouvons mettre cela sur le compte d’une contre réaction des phénomènes de surchauffe, une bulle non plus spéculative mais pluriculturelle initiée dans la fin des années 80.
L’essor des marchés financiers dès 1985, inhérent au mouvement de déréglementation, le développement des entreprises multinationales et des échanges internationaux ont été des facteurs prédominants à l’expansion de notre société. Mais comme tout phénomène complexe les problèmes majeurs sont difficilement contrôlables ou du moins la réactivité des corrections est faible. Il aura fallu l’affaire ENRON, entre autre, pour réaliser l’étendue des difficultés. Mais je mettrai un bémol en affirmant que cette problématique est très complexe et que mon analyse ne prétend être qu’une simple hypothèse.
Nous instaurons aujourd’hui une politique de contrôle et de réglementation, un code de bonne conduite permettant de mettre en place une transparence, soit des comptes, soit de la politique salariale, des ressources humaines, ou de la stratégie globale de l’entreprise.
En ce sens, nous assistons à la primauté de l’information, de la transparence et de la communication.
L’asymétrie de l’information est plus un mal qu’un bien. Pour arriver à l’idée d’un marché « parfait » qui par définition n’existe pas, nous tentons de limiter ou de supprimer les freins majeurs qui nous empêcheraient de tendre vers cet optimum parfait ( l’asymétrie de l’information, la rigidité des facteurs de production). Le plein emploi, l’équilibre de marché sont autant de buts que de tentatives pour améliorer notre société, et de résoudre les problèmes majeurs.
Toute cette volonté est reprise pour l’essentiel au sein d’un ou deux concepts majeurs : le gouvernement d’entreprise et le développement durable. Qui sont pour moi extrêmement liés.
Mon but n’est pas de mettre en avant, dans ce post, une analyse ardue et très théorique de ces notions (je pourrais parler de la théorie de l’agence, des signaux et des principes de l’asymétrie de l’information) mais de mettre en évidence des pistes de réflexion pour vous et pour moi.
Aujourd’hui on parle de gouvernement d’entreprise, de développement durable, sans vraiment comprendre la genèse de ces phénomènes. Plus qu’une sauce tartare, ces concepts s’assaisonnent de différentes manières en perdant leur sens premier.
Une chose est remarquable. L’ensemble des définitions tendent vers la recherche de la transparence et de l’éthique. L’éthique fait référence à l’honnêteté et la confiance, « TRUST » en anglais qui est aussi une entité juridique distincte dans le droit anglo-saxon. Essayons- nous de personnaliser ou de conceptualiser notre volonté de refaire confiance ? Ou cherchons-nous simplement à vivre dans un monde transparent et parfait ??
Un exemple peut expliquer les choses ! Un jour j’étudiais la démarche marketing d’un produit, un shampoing d’une grande compagnie américaine. Le format du shampoing était très épuré, la couleur du liquide était transparente, voir bleu glace, et le design de la bouteille était minimaliste. L’ensemble ressemblait à une simple bouteille d’eau de source des montagnes alpines !! Pureté vous avez dit ?? La stratégie mise en place était de faire passer le message de la qualité du produit à travers la transparence et le minimalisme de son aspect. Nous étions en plein expansion du bio, nous le sommes encore ! Or pour arriver à rendre le shampoing transparent il a fallu deux fois plus de produits chimiques que les autres shampoings dits moins…….transparents !!
La suite dans le prochain post…. Gouvernement d’entreprise et développement durable II., le retour.